Le square Nelson-Mandela

Dans les années 1980, la zone d’aménagement de la rue Guéroux redessine les abords de l’hôtel de ville. Les terrains qui lui font face, de l’autre côté du boulevard Jean-Mermoz, sont acquis auprès de la famille Gillet pour aménager un nouveau square.

Ce nouveau parc est inauguré le 13 juin 1987. Il est baptisé Nelson Mandela, en hommage au militant emprisonné depuis 1962 et symbole international de la lutte contre l’Apartheid. En effet, la mobilisation contre la politique de ségrégation raciale en Afrique du Sud s’est intensifiée à Pierrefitte et en France en 1986 et 1987. L’arrestation d’un jeune coopérant français, jugé coupable par la justice sud-africaine d’avoir transporté des armes pour le compte de l’ANC (African National Congress), cristallise la mobilisation. Un comité de soutien pour la libération de Pierre-André Albertini, des expositions, des débats et des pétitions permettent de mieux faire connaître cette cause à Pierrefitte-sur-Seine [voir l’article du journal municipal de juillet 2018].

Pose d’une stèle en hommage à Kléber Thiéchart (1988) : à gauche, le maire Daniel Bioton, devant Pierre Omnès, adjoint.

Une plaque rend également hommage à Dulcie September, représentante de l’ANC en France, venue à Pierrefitte pour inaugurer le nouveau parc en 1987 et assassinée à Paris l’année suivante.

Le parc Nelson-Mandela abrite également une stèle en hommage à Kléber Thiéchart, tué le 26 août 1944 lors de la Libération de Pierrefitte.

Enfin, les pelouses du jardin accueillent la sculpture Plaisirs champêtres d’Alfred Caravanniez qui représente une jeune femme agenouillée, observant la nature. Elle a été attribuée à la ville en 1908 par le Département de la Seine et a d’abord longtemps décoré les jardins de la mairie, comme le montre de nombreuses cartes postales du début du XXe siècle.