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Histoire des archives de Pierrefitte

Le service Archives-Documentation de Pierrefitte-sur-Seine a été créé en 1973 par Rose-Marie Lefils, première archiviste employée par la ville.
Avant la création de cet emploi, les élus et les secrétaires de mairie se sont toutefois préoccupé à plusieurs reprises des documents produits dans le cadre de la gestion des affaires de la commune.
En 1816, le maire M. Audenet constate qu’après l’invasion de 1814 par les armées confédérées, les archives municipales ont été perdues ou détruites, à l’exception des registres paroissiaux et d’état civil mis à l’abri pendant cette période. À partir de cette date, les archives seront méthodiquement classées et inventoriées jusqu’en 1870, comme en témoignent deux inventaires datés de 1829 et 1870.
Lors du siège de Paris par l’armée prussienne en 1870, la population de Pierrefitte est entièrement évacuée vers Saint-Denis et Paris. Le conseil municipal prend soin d’emporter l’état civil, les registres de délibérations du conseil municipal et autant de dossiers d’archives qu’ils le peuvent. La commune est cependant pillée et incendiée. De nombreux documents sont à nouveau détruits ou dispersés.
Outre les méfaits des guerres, les archives subissent les inconvénients des déménagements et déplacements successifs de la mairie. C’est pourquoi l’inspection des archives communales, en 1912, rappelle au maire la nécessité « de placer les archives dans des portefeuilles » et préconise même leur dépôt aux Archives départementales.
Une tentative de reclassement est entreprise en 1943. En réponse à la lettre préfectorale du 6 juillet 1944 visant à mettre à l’abri les archives, les registres paroissiaux et ceux de l’état civil sont entreposés au sous-sol de la mairie. Les planches cadastrales de 1840 ne sont en revanche pas protégées. En effet, restées dans les services administratifs, elles porteront, jusqu’à leur restauration en 1998, la trace des combats de la Libération.
Dans le cadre de l’agrandissement de l’hôtel de ville, en 1965, une salle au sous-sol de l’édifice est équipée de rayonnages métalliques fixes, les services communaux devant y déposer leurs dossiers.
En 1973, le maire, M. Daniel Bioton, soumet à l’avis du conseil municipal, la création d’un emploi d’archiviste car explique-t-il : « Pour être efficace, la réorganisation des services communaux et leur structuration doit s’étendre à tous les domaines y compris celui de la conservation et de l’exploitation des archives ».
Le poste est occupé fin 1973 par Madame Rose-Marie Lefils. Cette dernière entreprend le classement des archives et assure leur transfert, en 1975, dans une autre partie du sous-sol de l’hôtel de ville, antérieurement occupée par le garage des véhicules municipaux. L’espace aménagé est divisé d’une part, en local de stockage des archives et d’autre part en bureaux pour le personnel et l’accueil des lecteurs. En plus de ses missions relatives aux archives de la ville, Mme Lefils doit également prendre en charge l’organisation et l’enrichissement de la documentation administrative pour l’ensemble des services municipaux.
À la fin des années 1990, la saturation de l’espace de conservation entraîne le gel des versements réguliers des archives intermédiaires par les services communaux. Un projet d’aménagement est alors entrepris. Une seconde salle de conservation est créée portant la capacité de stockage à 1200 mètres linéaires.
En 2018, le service Archives-Documentation est composé de deux agents à plein temps : une attachée de conservation du patrimoine et un adjoint administratif.