Le Tramway d’hier à aujourd’hui

Carte postale ancienne [« Pierrefitte – avenue Galliéni (le terminus des tramways) » – 4Fi276]
La Ligne T5, ouverte aux voyageurs depuis le 29 juillet 2013, est l’héritière de trois anciennes lignes de tramway dont la première a fonctionné dès 1901.

De la diligence au tram

En 1874, Saint-Denis est desservie par un tramway ayant pour départ Paris et terminus le rond-point de la caserne. Les Pierrefittois, quant à eux, sont tributaires d’un coche qui assure jusque vers 1895 le transport pour Saint-Denis. Quatre départs sont assurés quotidiennement dans une voiture à chevaux pouvant accueillir 12 passagers.

En 1896, un tramway de Saint-Cloud à Pierrefitte est évoqué, dit ligne n°3, qui voit le jour en 1901. Cette section démarre au barrage de Pierrefitte et nécessite de changer à la caserne pour se rendre à Paris. Elle fonctionne jusqu’en 1910. En réponse à la demande insistante des élus pierrefittois, une ligne reliant la mairie de Pierrefitte à la Porte de Clignancourt est inaugurée en 1910. Elle permet la connexion avec la ligne 4 du métro parisien. Il faut 34 minutes pour effectuer la totalité du trajet. Ce tramway circule jusqu’en 1936 et transporte 1 500 000 voyageurs par an.

Enfin, la ligne 11b reliant la gare de l’Est au barrage est créée en 1922. Cette dernière propose 7 départs en heures de pointe et 3 en heures creuses. Jusqu’en 1936, elle transporte 4 500 000 voyageurs par an.

De l’avènement du bus au retour du tram

En 1933, la société exploitante remplace d’abord le dimanche, puis définitivement, les trams par des autobus. Ceux-ci sont alors considérés comme plus modernes. Aujourd’hui, le tramway a de nouveau le vent en poupe. Il permet de faire face aux enjeux environnementaux en proposant un moyen de transport en site propre, une alternative aux 50 000 véhicules qui transitent chaque jour par la RN1. Il participe aussi à une logique de développement de liaisons banlieue à banlieue.

Le circuit du T5 suit celui de l’ancienne ligne 11b, si ce n’est que cette dernière passait par la rue de Paris, tracé historique de la route nationale n°1, alors que le T5 emprunte le boulevard Jean-Mermoz, voie nouvelle créée dans les années 1930.